La stratégie du diable en 3 points.

Ce court article a pour but de rendre visible l’action du diable et prévenir les chrétiens sur sa méthode.

1- Il se présente comme un ami, il suffit de lire le chapitre 3 de la Genèse « Or le serpent était plus rusé qu’aucun animal des champs que l’Éternel Dieu avait fait (Gn 3.1) ». Il a tenté la Créature de Dieu avec une certaine sympathie, une sympathie qu’on retrouve lors de la tentation de Jésus en Matt 4.1-11. Juste après un jeune de 40 jours, le tentateur l’encourage à changer les pierres en pains, après tout, tu as une petite faim … je me soucie de ta santé … la volonté du Père ne voudrait pas te voir mal en point ! Une approche dissimuler, le conflit n’est pas encore pleinement visible.

2- Il va dévoiler ta faille, ton erreur, ton péché, oh vois-tu ce bon et beau fruit ? Allez … si tu goutes c’est pas si grave, tu veux ressembler à Dieu … je vois bien que tu aimerais bien en manger, fonce !

3- Il se servira de cette chute, de cette faiblesse, de ton péché pour te rendre captif (esclave) en t’accusant, en rappelant sans cesse ta faute. L’Homme est devenu captif à Satan qui est devenu prince de ce monde à la suite de la chute de l’Homme. Et oui mon fils, ma fille ! Tu as péché devant Dieu, tu t’es détourné de ses commandements, tu as changé de maître, maintenant c’est moi ton père ! Tu as mangé du fruit ! ». La confrontation qui était alors dissimulée commence à voir le jour, la souffrance ronge, tu le sens dans ta chaire, tu ouvres les yeux, tu es nu, tu t’es fait trahir.

Le comportement de Satan :

1-Il se présentera comme un ami pour te trahir.
2- Il cherchera à te connaître pour cerner tes failles.
3-Il te fera tomber, il t’accusera, il te piétinera.

Le comportement de Jésus-Christ :

1- Il se présentera comme un ami pour te sauver.
2-Il te connaît pour te perfectionner, pour te sanctifier, pour t’embellir.
3- Il te relèvera, Il te justifiera, Il t’élèvera.

 

Christ ne serait pas Dieu d’après la Bible? Jean 14.28

Témoins de Jéhovah, mahométans ( les croyants qui sont en vérité plus soumis à Mohammed qu’à Allah), nous citent sans cesse cette parole de Jésus-Christ pour amoindrir Sa divinité :

Vous avez entendu que moi je vous ai dit : Je m’en vais, et je viens à vous. Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père, car mon Père est plus grand que moi.(Jn 14.28)

Ils le citent en toute circonstance, dès qu’ils se retrouvent sans arguments, c’est la phrase « magique », la formule proférée des hérétiques [hérétique vient d’hérésie, qui veut dire choix, un hérétique est simplement celui qui a préféré sa propre opinion à celle transcrit par la Bible]. Ils renient non seulement la divinité de Christ mais bien plus encore, la Trinité elle même.

Nous allons faire le point sur cette parole « car mon Père est plus grand que moi« .

Lorsqu’on lit Jean 14.28 pour la première fois, on peut vite ressentir l’opinion que ce verset s’oppose à l’égalité du Fils et du Père. Pourtant, les Saintes Écritures sont très clairs dans le même chapitre, Philippe semble également avoir la même incrédulité que les mahométans, Jésus le reprendra avec autorité :

Jésus lui dit : Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe [Mahométans, Témoin de Jéhovah …] ? Celui qui m’a vu, a vu le Père ; et comment toi, dis-tu : Montre-nous le Père ? (Jn 14.9)

Si tu crois dans les paroles de Jean 14.28 pour le citer à tout va, pourquoi n’as-tu pas la même vigueur de compréhension lorsque Jésus te parle en jean 14.9 ?

A la suite de Jean 14.9, profitons-en pendant que vous ayez la Bible ouverte, pour lire Jean 14.10.

Ne crois-tu pas que moi je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que moi je vous dis, je ne les dis pas de par moi-même ; mais le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. (Jn 14.10).

Ainsi et toujours dans la même chapitre [on ne vous a même pas encore demandé de tourner la page], on peut voir une contradiction perturbante et se poser la question suivante : Mais alors, Jésus est en pleine égalité avec le Père oui ou non ? Si tu te poses la question, c’est que tu prends la bonne voie, la Parole que tu viens de lire t’amènes à abattre ton opinion personnelle, cette opinion que te disait que Christ ne peut pas être égal au Père. Nous t’encourageons à continuer la lecture afin que ta certitude qui est devenue un doute soit remplacée par la vérité.

Nous allons passés aux différentes démonstrations pour te rendre captif à la pensée de Christ.

Une comparaison de nature ?

Si je disais « Le président Emmanuel Macron est plus grand que toi » qui parmi vous comprendrez qu’Emmanuel Macron est davantage un humain que toi ? Qui parmi vous chercherez à légitimer cette parole de sorte qu’on pense que le Président de la République, de par sa fonction, est plus divin ou plus humain que n’importe qui sur le territoire français ou ailleurs ? N’est-ce pas ridicule ? Pourtant, c’est ce que sont entrain de faire les mahométans et autres crépuscules qui ne croient pas en la divinité du Christ. Ils utilisent ce passage pour déformer l’ontologie ( l’être, la nature ) de Dieu. Ils veulent nous faire croire que parce que Jésus a dit que le Père était plus grand que lui, Jésus comparait son égalité avec le Père en terme de nature. C’est une erreur.  Jésus-Christ se compare à la même nature que le Père lorsqu’il dit au début du chapitre 14 « Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. »(Jn 14.1), en Jean 16.15 [ on vous demande cette fois-ci, il est vrai, de tourner les pages], le Fils déclare que « Tout ce que le Père a est à moi ». Tout le chapitre 14 nous amène à croire que celui qui a vu Jésus-Christ a vu le Père (v9) et que, par la venue du Saint-Esprit, le Père et le Fils demeureront ensemble chez le croyant (v23).
Jean 14.28 ne concerne pas la nature du Père ou la nature du Fils, tous deux sont Dieu, ce verset concerne la fonction. De la même manière qu’Emmanuel Macron qui dirait qu’il est plus grand que toi, ne concernerait pas sa nature humaine ou ta nature humaine mais sa fonction.
De plus, lorsque Jésus dit « Le Père et moi sommes un », Jean utilise l’emploi du « neutre » en grec pour « un », il n’y a pas de confusion de personnes mais une unité de nature.
Si je disais à présent  » Le Père est plus grand que Jésus-Christ », le comprendrais-tu encore en terme de nature ? Ou en terme de fonction ?

Une comparaison de fonction.

On avance, à présent allons un peu plus loin dans la compréhension des fonctions. Si nous voyons que Jean parle d’un côté de l’égalité entre Christ et le Père ( Jean 1.1-18 ; 5.16-18 ; 10.30 ; 20.28) et de l’autre de la dépendance de Christ vis à vis du Père ( Jean 4.34 ; 5.19-30 ; 8.29 ; 12.48-49), c’est qu’il y a quelque chose à saisir.

Dans la compréhension des familles de l’église primitive, lorsque le fils devenait adulte, il était égal au père, mais le père avait cependant une autorité supérieure sur celui-ci. Jésus-Christ est venu entant que Fils et Il nomme Dieu, le Père. En 1 Co 11.3, il nous est dit « Mais je veux que vous sachiez que le chef de tout homme, c’est le Christ, et que le chef de la femme, c’est l’homme, et que le chef du Christ, c’est Dieu [Dieu le Père]. » Ainsi, Jésus est de la même nature que le Père mais sa fonction de Fils fait qu’il est soumis à la fonction du Père. Le fait que le Père soit plus grand que le Fils n’influence en rien leur nature mais encore une fois seulement leur fonction.

Le Fils est venu sous la forme d’un serviteur, Il s’est incarné en homme d’où l’appellation et l’accomplissement du terme « Fils de l’Homme ».
Le Christ est venu souffrir, mourir comme second Adam, né d’une femme humaine, Marie. Il pouvait prendre la fonction du Messie ou du Christ ( l’Oint) qu’entant qu’Homme pour qu’après la glorification ( la victoire sur la mort) il puisse à son tour sauver l’Homme de l’intérieur. Il avait besoin de représenter la race d’Adam et porter leurs péchés à la Croix  [C’est en cela que les Saintes Écritures prend la peine d’indiquer toute la lignée d’Adam jusqu’à Jésus-Christ en Matthieu 1, que cette lignée est retranscrite, telle des rappels dans tout l’A.T, chose qu’on ne remarquera jamais dans la Coran, car si le Coran se veut être « clair », il n’est en rien précis comme la Bible, en terme de noms, de lieux, d’histoires, généalogie ect ..].
Et comme il nous a été annoncé par les prophéties [Ésaïe 52.13-53 ; 12], le Fils ne pouvait prendre cette fonction de Sauveur qu’en incarnant la fonction de Serviteur de l’Éternel. Ainsi, le serviteur ne peut pas être plus grand que le maître en terme de fonction.

Jésus-Christ a revêtu la fonction du Roi-Serviteur. Il s’est lui même dépouillé de Sa gloire pour devenir le Rédempteur, le vainqueur de la mort entant qu’Homme ( issu de la race d’Adam ) mais également entant que Dieu (formé par le Saint-Esprit, entant que Fils du Père). Le Père est finalement plus grand que le Fils incarné dans les jours de sa chair [le temps de son humanité] jusqu’à Sa glorification.

La fonction du Père était d’envoyé le Fils, le Fils fut la volonté du Père tout en ayant une fonction [que nous n’avons pas évoqué ici mais qui concerne le chapitre 14] d’envoi du Saint-Esprit. Mais pour qu’il y ait envoie du Saint-Esprit parmi les croyants ? Il fallait que le Fils s’incarne, commandité par le Père, qu’il meurt puis ressuscite, pour ensuite en faire de même de l’Homme, tout ceci dans l’objectif que Dieu réside dans l’Homme à travers le Saint-Esprit.

O.I.

 

 

[ THÈME DE L’APPEL DE DIEU] Partie 2.

Nous allons aborder dans cette partie deux points 1) la distinction des appels et 2) le prolongement de cette distinction en parlant d’appel externe et d’appel interne.

La distinction des appels  :

Nous avons abordé le sujet du « quoi » et du « pourquoi » dans la première partie [vous pouvez vous y référer ICI].

Voici la distinction à faire entre les appels, elle est triple :

  1. Réel par les œuvres (Création qui renvoie au Père )
  2. Verbal par l’Évangile (l’annonce du Logos = Jésus-Christ)
  3. Spirituel par l’Esprit.

Le premier est visible et palpable par les païens qui observent et contemplent la Création de Dieu.
Le second est réservé aux appelés dans l’Eglise (Ceux qui vont à l’église sans être convertis = l’Eglise visible ).
Et le troisième est propre aux élus (aux véritables croyants = l’Eglise invisible).

L’appel externe et l’appel interne

Ceux deux appels sont effectifs au double état de l’Eglise, c’est-à-dire l’Eglise visible et l’Eglise invisible.

Le visible contient l’appel externe tandis que l’invisible contient l’appel interne.

Appel externe :

L’appel externe s’exprime par des moyens visibles, 1) le ministère de la parole (la prédication), 2) les sacrements du Baptême et de la Saint Cène [nous renions les autres sacrements contenus dans l’Église Catholique]. Cet appel touche l’Église visible.

Comprenons que lorsqu’on voit un Baptême ou qu’on prend la Saint Cène, ces sacrements renvoient à une action visible, on peut ressentir de la joie, des pleurs, de la crainte ou de l’indifférence pour les incrédules, on voit et participons en réflexion ou/et en émotion au sacrement devant nous.
Comprenons aussi le rôle de la Parole qui s’entend, car tous deux formes l’appel externe.

[ N’ayons pas peur du mot « sacrement », cela veut simplement dire « mystère », dans le sens où Dieu se donna Lui-même en offrande dont on fait mémoire [Saint-Cène] et qu’Il nous donne un signe d’appartenance en Lui par le baptême]

Appel interne :

L’appel interne s’exprime par des moyens invisibles, par le pouvoir de l’action du Saint-Esprit. Il touche non plus seulement nos sens mais également notre être tout entier, notre atmosphère, Il toque efficacement sur notre chaire, notre esprit et Il frappe à notre cœur, c’est l’appel interne, l’appel du Saint-Esprit. Seuls ceux qui appartiennent à l’Église invisible peuvent entendre cet appel.

Appel externe et interne :

Ainsi la Parole et les Sacrements (l’appel externe) donnent le ton à prendre, cet appel établit les objectifs et les devoirs à suivre, il indique également les changements à faire dans notre vie, tandis que l’appel interne, produit par l’action du Saint-Esprit, donne  la force de l’accomplir.

L’un utilise le mode de la parole tandis que l’autre utilise le mode de l’Esprit. La parole du prédicateur est toujours [en quelque sorte] inefficace, car il n’est pas Christ [le Logos] mais l’Esprit le vivifiera.

La durée de l’un sera temporelle (durera le moment donné) pendant que l’autre la rendra intemporelle (elle s’engendrera en nous éternellement).

Nous voyons de ce fait qu’il y a un mariage entre l’action de l’Homme et l’action de Dieu, dans le prolongement de ce que l’Homme-Dieu, Jésus-Christ a pu nous montrer comme exemple ( le Père et moi, sommes un. Jean 10.30). Dieu se sert de l’Homme qui demeure en Christ en y intégrant le principe que l’efficacité de l’action de l’Homme se trouve dans l’action du Saint-Esprit, qui agira en lui et à l’extérieur de lui.  (afin que tous soient un ; comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, qu’eux aussi soient [un] en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire [le Saint Esprit] que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un – moi en eux, et toi en moi. Jean 17.21–23 )

Nous sommes ainsi et en terme de conclusion, des vases entre ses mains, et tout comme Adam ( qui fut créé de l’argile) prit vie par le Souffle de Dieu ( le Saint-Esprit), nous sommes encore et toujours de cet argile ayant pour merveille efficacité, le Souffle de Dieu, le Saint Esprit.

[Suite à suivre]

I.O

Résumé :

I Distinction

Création renvoie au Père, c’est un appel pour les païens.
La Parole renvoie au Fils, c’est un appel à l’Eglise visible ( Eglise visible ceux qui vont à l’église sans pour autant être sauvés ).
L’action de Dieu renvoie au Saint-Esprit, c’est un appel pour les élus de Dieu.

II Appel externe, appel interne.

Dieu se sert de l’Homme qui est l’image de Christ, Christ est la Parole qui a institué la baptême et la Saint-Cène.
l’Homme utilise également la Parole pour annoncer Dieu tout en utilisant les signes du baptême et de la Saint-Cène que Son Maître a donné à l’Eglise.

La Parole ( la Bible, la prédication) et les sacrements (baptême et Saint Cène) sont l’appel externe et donnent la voie à suivre.

Le Saint-Esprit est l’appel interne qui vient donner la force aux élus d’appliquer la voie à suivre.

[ THÈME SUR L’APPEL DE DIEU]

Je suis actuellement en train de lire Turretin et je trouve ce personnage du 17ème siècle très précis, juste et pertinent en ce qui concerne les bases théologiques.

Je vais ainsi vous faire part de mes réflexions, bilans sur certains thèmes de sa systématique Institutes of Elenctic Theology.

Mon premier thème traitera sur ce qu’on appelle « l’Appel de Dieu ».

Le terme « appel » ou encore « appelé » est plus important que ce qu’on croit. L’Église ( eklesia ) trouve sa racine en »καλέω »qui signifie « appeler », on pourrait ainsi dire que l’Église, l’Ecclesia peut tout aussi bien être nommée « l’Assemblée des appelés ».

Avais-tu déjà compris le sens de l’Eglise en ces termes ?

Qu’est ce que l’appel ?

L’appel consiste dans un premier temps à appeler les hommes morts, perdus dans le premier Adam, à se rendre compte qu’ils sont pêcheurs.
Puis l’appel consiste dans un second temps à tendre vers quelque chose de nouveau, de saint, de sublime à l’image de notre Dieu.

Ainsi les deux appels combinés renvoient à l’idée de sortir de quelque chose pour aller en direction d’autre chose, de sortir des ténèbres pour aller vers la lumière.

Voici quelques versets pour bien comprendre :

On sort de :

Pour vous, vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois selon le cours de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Eph 2.1-2

Pour aller vers :

Mais Dieu est riche en miséricorde et, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos fautes, il nous a rendus à la vie avec le Christ. Eph 2.4

On sort de :

Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres … Eph 5.8

Pour aller vers :

Mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ; car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Eph 5.8-9

Par conséquent il y a ce qu’on appelle un « saint appel » C’est lui qui nous a sauvés et nous a adressé un saint appel (2Tm 1.9), mais également de même que celui qui vous a appelés est saint, vous aussi devenez saints dans toute votre conduite, puisqu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint (1P 1.15–16). Un appel qui nous amène à nous séparer des ténèbres pour ensuite entrer dans « l’appel céleste », C’est pourquoi, frères saints qui participez à la vocation [l’appel] céleste (Hé 3.1), je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation [l’appel] céleste de Dieu en Christ-Jésus.(Ph 3.14).

Pourquoi cet appel ?

Pourquoi le Saint-Esprit a utilisé ce processus pour nous attirer au Père par la médiation de Jésus-Christ ? On peut donner plusieurs raisons :

  1. Parce qu’il fallait distinguer la misère de l’Homme et sa séparation de Dieu par le péché, de ce que Dieu cherche à le rappeler pour qu’il change de vie. On retrouve cette donnée lorsque Dieu dit à Adam après sa chute  » Adam où es-tu ? », Dieu ne l’a pas abandonné mais a cherché à aller à sa rencontre en commençant par un appel.
  2. Dieu utilise dans la conversion de l’homme l’utilisation de Sa Parole. Christ est la Parole de Vie, le Logos, le verbe qui permet d’entrer en dialogue avec Sa créature. [D’où l’importance de la prédication de l’évangile].
  3. Dès la Genèse, la Parole distingue la lumière des ténèbres, et ce fut sur la Parole de Christ « Lazare sors ! » qu’il fut ressuscité, de la même manière qu’il en sera de la fin des temps en Jean 5.25, En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront.

Ainsi nous retrouvons cet appel dès la Création du monde, après la chute de l’homme, pendant la conversion de l’Homme mais aussi à la fin des temps. Il faut qu’il y ait cette notion d’appel pour retrouver ce qui avait été perdu, pour ressuscité ce qui avait été mort ici bas, et pour prochainement vivre pour l’éternité dans le lieu céleste.

Connaissez-vous et reconnaissez-vous la douce voix du Bon Berger, en d’autres mots, Son appel qui vous amène à sortir des ténèbres pour également tendre vers une vie de sainteté ?

[Suite à venir]

I.O.

Polygamie/Monogamie. Quelle lignée à suivre ?

C’est soit l’un … soit l’autre !

Je rencontre de plus en plus de chrétiens se posant des questions sur la polygamie. Salomon avait 700 femmes et 300 concubines me dit-on !  Il était un roi prospère, m’indique t-on. Abraham, David étaient des hommes de Dieu avérés mais leur état d’homme fait d’eux, des pécheurs et des personnes imparfaites. Aujourd’hui, je ne me concentrerai pas sur les patriarches, pourquoi pas pour un autre article ? Si on me le demande.

Dans un premier temps, je vous expliquerai mes deux visions de la polygamie. Dans un second temps, j’exprimerai un exposé sur Lémeck, l’inventeur de la polygamie dans la Bible.

Il existe deux formes de polygamies à dénoncer.

  • Une forme de polygamie active.
  • Une forme de polygamie passive.

Polygamie active, une loi visible.

Ce que j’appelle « forme active » est le fait d’officialiser la polygamie par un mariage. Ainsi, on passe par une dote, un mariage religieux/civile ou par la famille, la culture semble ainsi prendre le dessus sur la Parole de Dieu. C’est une affaire de cœur, de contexte, d’arrangement entre famille, de loi de l’Etat civil ou d’une loi religieuse qui n’est pas celle des chrétiens, une loi étrangère à notre foi qui est régie par la Bible et par Christ.

Polygamie passive, une loi invisible.

Ce que j’appelle « forme passive » est le fait de « légaliser » sans mariage une polygamie dans les mœurs des couples à travers une loi qui s’inscrirait dans le cœur. Par exemple dans des régions de Guyane, certaines femmes sont tellement désespérées qu’elles finissent par se dire « mieux vaut un homme qui couche avec plusieurs femmes que de rester seule avec moi-même». Ainsi, l’infidélité des hommes ou des femmes est si répandue qu’on en arrive à accepter cette infamie, infamie dans le sens « déshonorant », « honteux ». « Parce que je ne vois plus d’hommes fidèles, j’accepte d’être avec un homme infidèle ». Je crois que la forme passive est tragique et se fonde sur des blessures, celle-ci n’est de plus pas officialisée. Cette loi de cœur est malheureusement une loi, qui peut par la suite, prendre tellement racine dans une société qu’elle facilitera une acceptation globale qui peut se traduire par une loi civile. Bien évidemment, des problèmes vont être identifiés et cette « loi de cœur » passera par des jurisprudences. On établira des règles et un cadre pour légitimer la pratique afin de la rendre plus acceptable.

L’invisible avant le visible.

J’ai la conviction que la forme passive est toujours précédée de la forme active. C’est premièrement un problème de cœur qui enfreint la Loi de Dieu (j’entends par Loi, la Loi de Christ, Christ incarne la Loi). Puis une légalisation, puis une acceptation de la loi enfreinte par la société induit, tout le maquillage imaginable, pour la rendre plus accessible (utiliser la pitié, l’émotion, les circonstances de guerres ect ect ..).

Connaissez-vous Lémech ?

Je vais utiliser le principe de la « lignée » pour bien saisir les éléments.
Il existe deux lignées dans la Bible :

  • 1 ) la lignée d’Abel
  • 2) la lignée de Caïn.

La lignée d’Abel restera attachée à la Loi de Dieu et la lignée de Caïn s’attachera à sa propre loi. L’un appartient au Royaume de Dieu et l’autre au Royaume des ténèbres.

Vous l’aurez compris, Lémech, le 7ème descendant après Adam (lignée de Caïn) est le méchant. Il est écrit en Genèse 4.19 que Lémech prit deux femmes. La Bible signale le fait alors qu’on se trouve dans une généalogie, c’est un signe qu’il faut particulièrement faire attention au texte, alors je le répète, Lémech prit deux femmes. Plus loin au verset 25 on nous indique que « Adam connut sa femme », la Bible ne nous dit jamais que Adam prit ou changea de femme. Seth naquit d’Adam et Eve, il remplaça la lignée d’Abel. Seth engendra Enosch, et c’est de cette lignée qu’on commença à invoquer le Nom de l’Eternel (Gen 4.26). Le principe de Dieu établit en Genèse 4.1, Adam ne le changea pas, le premier homme reste dans une lignée monogame déterminée par Genèse 1.27.

On aperçoit un contraste entre Adam qui garda sa femme [Eve] et Lémech qui semble s’accoupler avec Ada et Tsilla, ses deux femmes. Il y a eu une croissance d’iniquité entre Adam et Caïn et une deuxième croissance d’iniquité entre Caïn et Lémech. Il suffit de lire son « poème » en Genèse 4.23-24 pour le comprendre. Si Caïn ressentait encore quelque besoin de Dieu [Caïn a demandé à Dieu qu’Il le protège de peur qu’on le tue après son meurtre d’Abel, voir 4.13-14], ce n’était plus le cas pour Lémeck qui ne dépendait plus que de lui-même.

Il n’existait plus de sentiment de péché en Lémeck. Il était devenu maître de lui-même. Il créa ainsi sa propre loi et entrera dans la lignée qui incarnera spirituellement celle de l’antichrist.

Caïn tua un homme et vit 7 générations [jusqu’à Lémeck]. Lémeck tua deux hommes afin de voir 77 générations. Certains Pères de l’Eglises pensent que Caïn fut l’un des deux hommes tués, afin de bénéficier de 11x plus d’années que son ancêtre. Quoiqu’il en soi, on s’aperçoit qu’il essaie de jouer avec les principes de Dieu tout comme des « pasteurs » nigérians proxénètes utiliseraient la grâce de Dieu pour maintenir leurs prostituées dans la confusion. [Ces proxénètes prostituent des femmes et utilisent le pardon de Dieu pour dire qu’elles sont pardonnées et ainsi, recommencer sans cesse ce processus infernal]. Ils bafouent le principe du pardon de Dieu et utilise Son principe pour maintenir ces femmes dans une détresse intenable.

Voilà qui est Lemeck, le premier polygame. Il créa une lignée qui s’éteindra par le jugement de l’eau, le jugement du Déluge. Comprenez bien que si Dieu a dû anéantir sa créature lors du déluge, une créature qu’Il aime tant ! Combien la société devait être détestable ! Lémeck était l’un des maillons.

Lemeck ou Henok ?

Lemeck fut la 7ème génération à partir d’Adam,  lignée de Caïn. Henok fut la 7ème génération à partir d’Adam , lignée de Seth, lignée qui remplaça celle d’Abel. Il existe un véritable parallèle entre les deux lignées. L’un fut une lignée engloutit par le déluge et l’autre fut une lignée accueillant Noé. L’un était haï par Dieu et l’autre Lui était agréable (Gen 5.24, marcher avec Dieu peut être traduit comme Lui être agréable).

Lorsqu’on pèse ces deux hommes.Lorsque l’on sait que l’un était polygame et que l’autre était monogame, lorsque l’on sait que l’un changea le principe instauré par Dieu en Adam et Eve et que l’autre n’en fait pas mention, lorsque l’on sait que l’un tua deux hommes pour pouvoir vivre 77 générations tandis que l’autre fut enlevé. Lorsque l’on sait que la lignée de l’un fut jugée et anéantie et que l’autre fut sauvée et préservée.

Je vous laisse choisir, laquelle des deux voies il faut suivre.

Que Dieu vous guide !

I.O.

Dépose ta couronne

D’une couronne d’épines à une couronne de gloire

 


 

La couronne est un objet qui suscite dans envies, de la jalousie, une position de première place. Pour l’acquérir, certains seraient prêt à tout, tirer la couverture vers soi sans en laisser un tissu à l’autre. Christ nous parle cependant bel et bien de couronnes et Il nous donne une toute autre manière de se l’acquérir.

 

Une couronne d’épines, pour une couronne de gloire.

 

Voici deux textes, l’un qui parle du couronnement des hommes sur la terre et l’autre qui parle du couronnement Éternel dans le ciel.

Jean 19.2-5

Les soldats tressèrent une couronne d’épines qu’ils mirent sur sa tête, et le revêtirent d’un manteau de pourpre ;
Puis, ils s’approchaient de lui et disaient : Salut, roi des Juifs ! Et ils lui donnaient des gifles.
Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs : Voici, je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve aucun motif (de condamnation) en lui.
Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme !

Suivi de Jean 19.19

Pilate fit aussi un écriteau qu’il plaça sur la croix. Il y était inscrit : Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où Jésus fut crucifié était près de la ville : l’inscription était en hébreu, en latin et en grec.

A comparer avec Apocalypse 19.11-16

Puis je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc. Celui qui le monte s’appelle Fidèle et Véritable, il juge et combat avec justice.
Ses yeux sont une flamme de feu ; sur sa tête (se trouvent) plusieurs diadèmes ; il porte un nom écrit, que nul ne connaît, sinon lui,
Et il est vêtu d’un manteau trempé de sang. Son nom est la Parole de Dieu.
Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues de fin lin, blanc et pur.
De sa bouche sort une épée tranchante pour frapper les nations. Il les fera paître avec un sceptre de fer, et il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu Tout-Puissant.
Il a sur son manteau et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

[Pour ceux à qui ça intéressent, vous pouvez lire Marc 15.17 et Matthieu 27.29]

Un couronnement d’épines.

 

Le couronnement d’épines est tenté d’être interrompu par Pilate, un païen romain, qui ne connaissait rien de la Loi de Dieu, là où le peuple juif, les mieux placer pour recevoir leur Messie, s’est empressé de crier « crucifie le ! » (Jean 19.15).

Le jugement est ainsi tombé sur le Fils afin de sauver Sa créature. L’Écriture Sainte le précise bien en Jean 19.14, c’était la préparation de la Pâque, telle une préparation pour le futur Agneau Immolé.
Le jugement tomba tout aussi sur le peuple qui a vu son temple détruit une génération plus tard. La destruction du temple en 70 fut détruit 40 ans après le commencement du ministère de Jésus (il avait 30 ans), le temps d’une génération. Car effectivement autre part dans la Bible en Exode, il est dit qu’il fallut 40 ans à Israël dans le désert pour former une nouvelle génération, 40 ans correspondant ainsi à une génération dans la Bible.

Le mépris fut jeté sur le Verbe, celui qui créa toute chose par Sa Parole « λόγος τοῦ θεοῦ » (la Parole de Dieu). Une couronne d’épine faite d’acanthe, une herbe épineuse qui pousse en Palestine ou encore peut être à base de Phoenix dactylifera, un dattier, qui symbolisait le calendrier au temps de l’Egypte Antique. Car oui le temps du Salut est à ce moment de l’histoire de l’humanité bientôt ouvert. Les hommes ont voulu créer une imitation d’une couronne royale, une imitation pour se moquer et jeter une humiliation sur ce que Pilate appellera « le roi des juifs ». Une couronne d’épines qui avait pour but de causer de la douleur, en raclant et blessant la tête du porteur.

Un Roi maltraité par les hommes, proclamé roi d’un seul peuple par Pilate, va revenir revêtu de son couronnement céleste juger Sa Création Universelle !

Un couronnement de gloire.

 

Car tandis que les hommes L’ont couronné d’épines, Celui-ci reviendra avec une couronne de diadèmes ( Apocalypse 19.12), Celui qui est monté à Jérusalem avec une ânesse, reviendra dans Sa ville avec un cheval blanc. Celui qui fut accusé de malfaiteur ( Jean 18.30) reviendra nommé Fidèle et Véritable ( Apo 19.11). Celui qui fut frappé et battu de verges ( Jean 19.1), reviendra avec des yeux de feu, enveloppé d’un manteau de pourpre ( Jean 19.2), Il reviendra d’un vêtement teint de sang.

Son Nom est la Parole de Dieu !

Les millions de myriades d’anges qui devaient hurler « Un mot ! Et nous te défendrons ! » Tous déchirés de voir l’Être suprême se faire gifler par des impies, des pêcheurs assoiffés d’animosité, «  Un mot ! Et nous les exterminons ! » devaient supplier les anges devant une telle abomination ! Des pleurs mêlés de cris devaient raisonner dans tout le ciel ! Puis ?! Un lourd silence. Le même qu’en Apocalypse 5.2. Le ciel s’est tu, comprenant que YHWH était descendu pour sauver Sa créature. De la même manière que Jean pleura en Apocalypse 5.4 pensant que personne ne fut trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder, le vieillard lui répondit : Ne pleure pas, le lion de la tribu de Juda a vaincu. Et il est vrai, que Christ lors de son couronnement d’épines était prêt de la victoire sur le péché et sur le diable, Le seul candidat pour ouvrir le livre.

Il reviendra frapper les nations de son épée aiguë. Lui qui fut frappé avec une verge, Il reviendra avec la verge de fer (Jean 19.15), animé de l’ardente colère de Dieu qui ne s’abattra plus sur lui-même…  Mais sur tous ceux qui refuseront de la proclamer Roi des rois et Seigneur des seigneurs (Jean 19.16). Le romain qui perça le Fils de l’Homme de sa lance ne comprit pas que l’eau et le sang étaient signes de jugements. Ils sont jugements pour tous ceux et celles qui n’acceptent pas d’être plongés et recouverts du Sang de l’Agneau. Pour tous ceux et celles qui n’acceptent pas d’être baptisés par l’eau pure de la régénération produite par l’Esprit Saint.

Conclusion :

Quand est-il de nous ? Quelle couronne croyons-nous porter ? Si les 24 vieillards, symbolisant les 12 tribus d’Israël (l’ancienne Alliance) et les 12 apôtres (la nouvelle alliance). Revêtus de vêtements blancs et de couronnes d’or sur leurs têtes (Jean 4.4), se prosternèrent devant Celui qui était assis sur le trône ( Jean 4.10), jetant leur couronnes devant le trône en s’acclamant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées. A combien plus forte raison il nous est bon de jeter notre couronne loin de nous ?

N’attends rien des hommes, ils ont couronné le Maître de l’Univers d’épines, attends toi à Lui, car Il reviendra dans Sa Gloire, les hommes te loueront pour un temps, puis te crucifieront à un autre moment, choisit plutôt d’être couronner par Celui qui Vient !

Pilate a su prophétiser en 19.5 « Voici l’homme ». Apocalypse 22.7 lui réponds en prophétisant « Et voici, je viens bientôt ».

Dépose ta couronne.

I.O