Le Cantique des Cantiques, le livre que j’ai enfin compris.

Nous étudions le Cantique des Cantiques depuis 2 mois et … nous pensons nous être approché de la compréhension du texte, que Dieu nous vienne en aide si nous nous trompons. Nous avons suffisamment la crainte de Son Nom, non pas que nous dégagions de la peur d’être puni mais plutôt de L’avoir mal compris, car qui aime son Dieu souhaite Le comprendre.

Voici ce qui nous paraît comme l’ensemble de l’histoire du Cantique :

La chanson de Salomon s’établit premièrement par un chant, un dialogue entre le chœur des filles de Jérusalem et la Sulamithe[1] qui, pour sa beauté, a été choisi par Salomon pour devenir son épouse. Elle fut ainsi importée au palais royal à Jérusalem.

De par un discours simple et charmant, la Sulamithe est tiraillée entre son amour ardent pour son époux royal et son désir de ses champs natals, sa terre, sa famille, sa vigne. Elle semble préférer la simplicité de la vie à la splendeur de la noirceur de la cour. De plus ? Elle ne désire pas être associée au grand nombre des dames dans le palais royal (ce sont les filles de Jérusalem ). La Sulamithe est balancée entre l’amour et le malaise qui l’assaillent, elle l’exprimera à Salomon lui-même, avec lequel, après la sortie du chœur de ces dames, reste seule dans la «maison du vin» [l’une des les chambres les plus intimes du palais [1: 9-2: 7]]. C’est la fin du premier Acte.

Le deuxième Acte décrit son retour dans sa campagne, elle se remémore sa première rencontre avec Salomon et souhaite le retrouver, à distance, elle se retrouve demeurant dans un amour encore plus grand [2: 8-3: 5]. C’est le début du troisième Acte, en 3.6, la fille du désert (de retour de sa campagne) retrouve son bien aimé le roi, ils se marient ( 3.11).

C’est alors que le quatrième Acte commence, le plus long. Le temps passe et elle oublie peu à peu le mal du pays. Le paradis ? Ne durera qu’un temps. Un rêve pénible (5: 2-7) lui révèle ce qui l’attends, 1) la désertion de son mari et 2) les innombrables concubines avec qui elle doit partager son amour (6: 8). Au milieu de caresses et de belles paroles (6: 4-9), elle explique au roi, désormais son mari, qu’elle préfère la simplicité de descendre au jardin, la vue sur la vigne qui pousse ( un rappel à la vigne qu’elle avait laissée (1.6)), la présence des siens, plutôt que la tristesse de vivre la vie voluptueuse et déréglée de Salomon. Elle souhaite partir. Les jeunes filles de Jérusalem, bien qu’elles paraissent gentilles, nous avons la conviction qu’elles sont en vérité totalement jalouses de la particularité que Salomon donne à la Sulamithe. Elles l’exhortent à revenir, elles aimeraient sûrement la faire devenir comme elles ( 7.1) ? Une simple concubine, une reine parmi les reines qui sera elle aussi plus tard, devancer par une autre.

La Sulamithe ne perd pas courage et invite Salomon à quitter son palais royal pour la suivre dans les champs, dans les villages (7.12), elle veut l’entrainer à la maison de sa mère ( 8.2), lui présenter les siens ( 8.8). Surpassé par ses charmes et sa beauté, Salomon cède et lui accorde sa demande. C’est le début du cinquième Acte. Elle s’enrôle heureuse, entant que nouvelle bergère, au lieu de pourrir esclave malheureuse surnommée reine, appuyée par son bien aimé, montant dans le désert ( 8.4).

Nous ne savons que trop penser de l’attitude de Salomon, le texte donne l’impression qu’il souhaiterait la suivre, il est tiraillé. La bergère semble distinguer sa vigne à celle de Salomon ( 8.11-12) et jusqu’au bout, elle lui demandera de fuir ( 8.14), fuir quoi ? La vie impure qu’il tendait de suivre ? Elle lui rappelle leur première rencontre ( 2.8-9), tel une main tendue de l’Éternel, mentionnant son bien aimé semblable à la gazelle. Lui qui était prêt à tout pour venir la chercher, lui qui était prêt à bondir sur les montagnes de Jérusalem en direction de la maison de sa mère pour l’épouser, lui qui serait incapable d’être prêt à garder celle qu’il aime ?

Cette décision fut peut être la plus cruciale pour son règne et pour sa descendance. Nul ne sera complétement si la conséquence de la division du cœur de Salomon aura créé la division de son royaume. Et si Salomon, avec la sagesse qu’il détenait, était en train de décrire, de se rappeler, de celle qu’il aimait par dessus toutes ? Et si il était en train d’écrire le plus grand échec de sa vie ? Celle qui l’aurait sûrement éloigner de la luxure et rapprocher de l’Eternel.

« Salomon eut sept cents princesses pour femmes et trois cents concubines; et ses femmes détournèrent son coeur.
A l’époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes inclinèrent son coeur vers d’autres dieux; et son coeur ne fut point tout entier à l’Éternel, son Dieu, comme l’avait été le coeur de David, son père » 1 Roi 11.4

Ce fut son Cantique des Cantiques, l’un des plus beau mais peut être aussi le Cantique le plus triste de la Bible. Le choeur des filles de Jérusalem fut plus fort que la douce voix Sulamithe.

Un drame se construit toujours en cinq Actes.

I.O.

[1] De Shulem ou Shunem dans le nord de la Palestine (voir 7: 1)

 

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